Le surapprentissage

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La maîtrise des maths passe par la pratique, c’est bien connu. Sinon, à quoi servirait Netmaths? On a même découvert que l’exécution réussie d’une tâche ne suffisait pas à sa rétention, et encore moins à son automatisation. Le secret? Il faut pratiquer, même si l’on croit que la tâche ou le sujet est maîtrisé, jusqu’au point de surapprentissage. L’article Don’t Just Learn—Overlearn de The Brilliant Blog, écrit par Annie Murphy Paul, nous en apprend plus :

CECI EST UNE TRADUCTION DE L’ANGLAIS

« Je sais comment le faire, pourquoi est-ce qu’il faut que je pratique ENCORE? »

Telle est la complainte d’un enfant assis au piano ou devant sa table de multiplication (on l’imagine tout aussi bien provenant d’un adulte qui apprend le tennis). La réplique des sciences cognitives est sans appel : il ne suffit pas d’apprendre une tâche pour l’accomplir de façon automatique, nous devons la surapprendre. Après des dizaines d’années de recherche, des chercheurs ont démontré que la répétition d’une tâche, même lorsqu’elle est maîtrisée, est une étape essentielle pour parvenir à une performance exceptionnelle. Une exécution convenable d’une sonate au piano ou d’un service de tennis ne sonne pas la fin de la pratique; elle signale que l’apprentissage ne fait que commencer.

Pourquoi en est-il ainsi? Une étude publiée par le professeur adjoint Alaa Ahmed et deux de ses collègues dans la publication Journal of Neuroscience a fourni quelques pistes de réponse en prouvant que la répétition d’une tâche mène à une automatisation, donc à une réduction de l’effort nécessaire pour l’accomplir.

Cette étude n’aborde pas le surapprentissage à l’école ou dans un milieu de travail. Cependant, d’autres recherches ont démontré que pour une vaste gamme d’activités scolaires et professionnelles, surtout dans des conditions où les enjeux sont élevés, le surapprentissage conduit à une réduction de l’effort mental requis et, conséquemment, à une performance supérieure. D’ailleurs, des recherches sur « l’effet d’audience » prouvent que lorsque l’on a surappris une tâche complexe, on l’accomplit mieux en public. Cependant, sans la réduction de l’effort qui caractérise le surapprentissage, le stress relié à la présence de spectateurs rend les faux pas plus probables.

Selon Mme Ahmed, l’étude démontre que pour accomplir une tâche sans effort, il faut continuer à s’entrainer même si l’on a l’impression que la tâche est apprise. « Nous avons prouvé qu’il y a des avantages à prolonger la répétition d’une tâche même si la performance semble inchangée », affirme-t-elle. Autrement dit, vous vous améliorez sans même vous en rendre compte.

Transmettez ce message à vos élèves, il pourrait se transformer en outil de motivation indispensable lors de longs exercices de mathématiques…

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